Le rapport 2021 de l’Observatoire des énergies de la mer est en ligne !

Pour sa 5ème édition, l’Observatoire des énergies de la mer fait état de chiffres qui dépassent les espérances pour la filière des énergies renouvelables en mer.

En 2020, le démarrage des travaux pour la construction des parcs de Saint-Brieuc et de Fécamp s’est additionné à ceux entamés en 2019 pour le parc éolien en mer de Saint-Nazaire. Avec 3 parcs en construction en 2020, la filière est entrée dans une nouvelle ère. L’amplification des opérations en mer ainsi que le début des travaux pour le parc de Courseulles-sur-Mer confirmeront cette dynamique en 2021.

Les notes de l’Observatoire

L’Observatoire des énergies de la mer publie des notes régulières qui ont vocation à approfondir un enjeu clé pour décrypter l’actualité des énergies de la mer où éclairer des perspectives d’avenir de la filière.

Éolien en mer

une empreinte environnementale réduite sur l’ensemble du cycle de vie

n°12 - juillet 2021

Planification spatiale maritime :

une nécessité pour un déploiement ambitieux et harmonieux des EMR

n°11 - avril 2021

Les belles histoires des énergies renouvelables en mer

Des femmes et des hommes engagé·e·s pour la croissance et la transition énergétique

n°10 - Décembre 2020

La France des EMR en 2035

Une dynamique appelée à s’amplifier

n°9 - Novembre 2020

Les ports français

acteurs incontournables du déploiement des énergies marines renouvelables

n°8 - Octobre 2020

Éolien flottant

à la conquête du large

n°7 - Septembre 2020

Le marché des EMR

un formidable potentiel mondial, une Europe toujours leader, la France hisse les voiles

n°6 - Mai 2020

Eau de mer des profondeurs

une richesse à valoriser

n°5 - Janvier 2020

Le développement du réseau en mer

un enjeu primordial pour la réussite des projets EMR

n°4 - Décembre 2019

Simplifier et accélérer

Un nouveau cadre réglementaire pour des projets plus compétitifs

n°3 - Octobre 2019

Les belles histoires des énergies de la mer

Histoires d’innovations, d’entreprises, de femmes et d’hommes surtout.

n°2 - Juillet 2019

Programmation Pluriannuelle de l’Énergie

Pourquoi la France a tout à gagner à accroître ses ambitions dans les énergies de la mer ?

n°1 - Avril 2019

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L’observatoire des énergies de la mer

Avec les énergies de la mer, la France dispose d’une formidable opportunité : donner naissance à une nouvelle filière industrielle au croisement de la croissance bleue et de la croissance verte et créer des emplois durables, tout en accélérant sa transition énergétique.
Porté par le Cluster Maritime Français, l’Observatoire des énergies de la mer a pour mission de construire une base de données fiable sur les énergies de la mer en France. Vous trouverez ci-dessous la synthèse de l’édition 2021 basée sur un questionnaire adressé aux 480 entreprises identifiées comme s’intéressant aux énergies de la mer. Ces données sont sans extrapolation.

LES CHIFFRES CLÉS DE L’ANNÉE 2020

4859

emplois directs
(+1794 par rapport à l’an dernier)

833

M€ de chiffre d’affaires
(dont 29% à l’export)

1

milliard d’investissements

3 parcs en construction en 2020,
les chantiers s’activent !

Chiffre d’affaires, emplois et investissements ont connu une forte croissance en 2020 malgré le contexte sanitaire. La dynamique est notamment très positive pour l’emploi, atteignant son plus haut niveau depuis 2016, avec près de 5 000 ETP recensés. Le chiffre d’affaires a également bondi, et pour la première fois, il est principalement réalisé sur le marché national (71%), confirmant la création d’un marché intérieur avec la construction des parcs français. Ces bons résultats sont le fruit des retombées générées par les projets en cours de construction et des investissements consacrés. Ainsi pour la première fois en France, la barre du milliard d’euros d’investissements a été franchie en 2020.

La hausse est considérable pour l’emploi et celle-ci se concentre principalement chez les prestataires et fournisseurs de la chaîne de valeur (responsable de 92% de la hausse globale). Cette catégorie d’acteurs représente désormais 82% de l’emploi global, témoignant de l’accentuation du caractère industriel de la filière en lien avec la construction des premiers parcs éoliens en mer posés français. Par conséquent, cette technologie est celle qui mobilise le plus de ressources humaines (74%) et qui génère le plus de chiffre d’affaires (90%).

UNE FORTE CROISSANCE DES EMPLOIS
QUI BÉNÉFICIE À TOUTES LES RÉGIONS

L’emploi enregistre une hausse globale de 1 794 ETP pour l’année 2020. L’augmentation est principalement visible dans les régions accueillant des projets en cours de construction. Les Pays de la Loire reste ainsi la première région pour l’emploi au sein de la filière, mais la Normandie (où a débuté la construction du parc de Fécamp) représente la région avec la plus forte croissance. La Bretagne, troisième région accueillant un parc en construction, complète le podium des régions littorales. L’Occitanie et Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, régions qui vont héberger des fermes pilotes d’éolien flottant, ou encore les Hauts-de-France (région qui accueillera un parc au large de Dunkerque), représentent également des volumes d’emplois significatifs, confirmant l’implication des régions littorales dans la filière.

Les technologies des énergies de la mer

L’éolien, posé et flottant, concentre la majeure partie des emplois.
Le poids important de l’éolien en mer s’explique notamment par le niveau de maturité de la filière, et par l’export, qui a une dimension essentielle aujourd’hui dans le chiffre d’affaires. Pour le flottant, les appels à projets pour le développement de fermes pilotes semblent avoir été décisif pour les entreprises fournisseurs ou prestataires de la chaîne de valeur, en termes d’emploi. En ce qui concerne les autres technologies, l’hydrolien arrive en 3èmeposition : la filière n’attend que le lancement de projets pilotes ou commerciaux.

L’énergie éolienne flottante

L’éolien flottant permet d’exploiter l’énergie cinétique du vent dans des zones profondes où l’installation d’éoliennes posées sur le fond marin n’est pas réalisable. La différence principale entre les éoliennes en mer flottantes et les éoliennes en mer posées se situe au niveau du support sur lequel repose l’éolienne. L’éolienne est fixée sur une structure flottante maintenue par les lignes d’ancrage reliées au fond marin afin de limiter les mouvements. Différentes technologies de flotteurs existent, permettant une installation à des profondeurs allant de 50 mètres jusqu’à plusieurs centaines de mètres.

L’énergie hydrolienne

L’hydrolienne permet d’exploiter l’énergie cinétique contenue dans les courants associés au déplacement des masses d’eau qui accompagne le phénomène de marée (marémoteurs, maréliennes, lagons artificiels). Pour l’énergie des courants fluviaux, seule l’énergie cinétique du déplacement des masses d’eau est captée.

L’énergie houlomotrice

Le houlomoteur permet d’exploiter l’énergie des vagues et de la houle. Le soleil crée le vent et le vent forme les vagues. Les vagues, en se déplaçant sur des longues distances, forment la houle.

L’énergie thermique des mers

L’énergie thermique des mers permet d’exploiter la différence de température entre les eaux superficielles et les eaux profondes des océans : l’énergie est issue de l’échange thermique entre l’eau froide et l’eau chaude. Pour que le cycle de l’ETM fonctionne, il est nécessaire de disposer d’un différentiel d’au moins 20°C.
A noter que la climatisation est aussi une application directe de l’énergie thermique des mers avec le système SWAC (Sea Water Air Cooling).

L’énergie osmotique

L’énergie osmotique permet d’exploiter la différence de salinité entre l’eau douce et l’eau de mer. Les deux natures d’eau étant séparées par une membrane semi-perméable, elle consiste à utiliser une hauteur d’eau ou une pression créée par la migration de molécules à travers ladite membrane. La pression d’eau en résultant assure un débit qui peut alors être turbiné pour produire de l’électricité.

L’énergie Solaire PV flottant

L’énergie solaire PV flottant réside dans l’installation de centrales photovoltaïques sur l’eau. Cette technologie présente de nombreux avantages, en plus de remédier au manque d’espace au sol, et sur les toitures : en particulier, le milieu marin est une zone qui dispose d’un ensoleillement maximal, et la fraicheur de l’eau permet d’éviter la surchauffe des capteurs.

L’énergie éolienne posée

L’éolien en mer posé permet d’exploiter l’énergie cinétique du vent disponible en mer. Le vent fait tourner les pales de l’éolienne, un générateur transforme l’énergie cinétique en énergie électrique. L’éolienne est fixée sur le fond marin jusqu’à une limite technique de profondeur qui est actuellement de 50 mètres.
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le Syndicat des énergies renouvelables (SER), le Groupement des Industries de Construction et Activités Navales (GICAN), en liaison avec France Énergie Éolienne, et conçu par C2Stratégies et BlueSign