L’observatoire des énergies de la mer

Avec les énergies de la mer, la France dispose d’une formidable opportunité : donner naissance à une nouvelle filière industrielle au croisement de la croissance bleue et de la croissance verte et créer des emplois durables, tout en accélérant sa transition énergétique.
Porté par le Cluster Maritime Français, l’Observatoire des Énergies de la Mer a pour mission de construire une base de données fiable sur les énergies de la mer en France. Vous trouverez ci-dessous la synthèse de l’édition 2018 basée sur un questionnaire adressé aux 350 entreprises identifiées comme s’intéressant aux énergies de la mer. Ces données sont sans extrapolation.

LES CHIFFRES CLÉS DE L’ANNÉE 2017

+ de 2600

emplois directs créés
en croissance de 26%

80%

du chiffre d’affaire annuel
à l’export

+ de 150

millions d’euros d’investissements
en 2017

Les entreprises
s’ancrent dans une réalité industrielle

En 2017, 79% des ETP liés aux énergies de la mer sont recensés chez les entreprises prestataires ou fournisseurs de la chaîne de valeur. Cette catégorie d’acteurs représente également la plus grosse part des investissements et du chiffre d’affaires. Les développeurs/exploitants de projets en lien avec les énergies de la mer sont toujours en phase d’investissements, qui sont supérieurs à leurs chiffres d’affaire, aucun parc n’étant encore en activité en France.

Si les TPE-PME sont majoritaires en nombre, les grandes entreprises le sont logiquement en termes d’emploi. De la même manière, les ETI viennent structurer la filière et les grandes entreprises verront monter en puissance leurs effectifs dans le cadre de la mise en service des premiers parcs commerciaux.

Positionnement des entreprises
sur la chaîne de valeur
47%

des entreprises se positionnent sur le segment étude et développement
(54% en 2016)

34%

des entreprises se positionnent sur la fabrication des composants

27%

des entreprises se positionnent sur l’assemblage des composants

40%

des entreprises se positionnent sur la construction et les opérations en mer
(34% en 2016)

32%

des entreprises se positionnent sur l’exploitation et la maintenance
(34% en 2016)

Les énergies de la mer en France :
la croissance de l’emploi se poursuit sur l’ensemble du territoire

Avant même que les premiers parcs commerciaux et fermes pilotes n’aient débuté leur construction, les emplois recensés en 2016 se sont confirmés en 2017, et sont même en forte croissance (+26%), principalement dans la chaîne de valeur pour sa partie industrielle. L’implantation de ces emplois reste marquée par les projets commerciaux (en Pays de la Loire, Bretagne et Normandie et dans les Hauts-de-France), et la mise en route des projets de fermes pilotes, notamment flottant (région Provence-Alpes-Côte-D’azur et Occitanie). Par ailleurs, on note l’émergence d’emplois dédiés aux énergies de la mer dans des régions non littorales, preuve du dynamisme et du potentiel de diffusion de la filière dans toute l’économie nationale.

Enfin, cette année, plusieurs emplois liés aux énergies de la mer ont été recensés dans les Département et Régions d’Outre-Mer (DROM), où le potentiel s’avère important, comme le montre notre focus thématique au sein du rapport 2018 de l’Observatoire.

Les technologies des énergies de la mer

L’éolien, posé et flottant, concentre la majeure partie des emplois.
Le poids important de l’éolien en mer s’explique notamment par le niveau de maturité de la filière, et par l’export, qui a une dimension essentielle aujourd’hui dans le chiffre d’affaires. Pour le flottant, les appels à projets pour le développement de fermes pilotes semblent avoir été décisif pour les entreprises fournisseurs ou prestataires de la chaîne de valeur, en termes d’emploi. En ce qui concerne les autres technologies, l’hydrolien arrive en 3èmeposition : la filière n’attend que le lancement de projets pilotes ou commerciaux.

L’énergie éolienne flottante

L’éolien flottant permet d’exploiter l’énergie cinétique du vent dans des zones profondes où l’installation d’éoliennes posées sur le fond marin n’est pas réalisable. La différence principale entre les éoliennes en mer flottantes et les éoliennes en mer posées se situe au niveau du support sur lequel repose l’éolienne. L’éolienne est fixée sur une structure flottante maintenue par les lignes d’ancrage reliées au fond marin afin de limiter les mouvements. Différentes technologies de flotteurs existent, permettant une installation à des profondeurs allant de 50 mètres jusqu’à plusieurs centaines de mètres.

L’énergie hydrolienne

L’hydrolienne permet d’exploiter l’énergie cinétique contenue dans les courants associés au déplacement des masses d’eau qui accompagne le phénomène de marée (marémoteurs, maréliennes, lagons artificiels). Pour l’énergie des courants fluviaux, seule l’énergie cinétique du déplacement des masses d’eau est captée.

L’énergie houlomotrice

Le houlomoteur permet d’exploiter l’énergie des vagues et de la houle. Le soleil crée le vent et le vent forme les vagues. Les vagues, en se déplaçant sur des longues distances, forment la houle.

L’énergie thermique des mers

L’énergie thermique des mers permet d’exploiter la différence de température entre les eaux superficielles et les eaux profondes des océans : l’énergie est issue de l’échange thermique entre l’eau froide et l’eau chaude. Pour que le cycle de l’ETM fonctionne, il est nécessaire de disposer d’un différentiel d’au moins 20°C.
A noter que la climatisation est aussi une application directe de l’énergie thermique des mers avec le système SWAC (Sea Water Air Cooling).

L’énergie osmotique

L’énergie osmotique permet d’exploiter la différence de salinité entre l’eau douce et l’eau de mer. Les deux natures d’eau étant séparées par une membrane semi-perméable, elle consiste à utiliser une hauteur d’eau ou une pression créée par la migration de molécules à travers ladite membrane. La pression d’eau en résultant assure un débit qui peut alors être turbiné pour produire de l’électricité.

L’énergie Solaire PV flottant

L’énergie solaire PV flottant réside dans l’installation de centrales photovoltaïques sur l’eau. Cette technologie présente de nombreux avantages, en plus de remédier au manque d’espace au sol, et sur les toitures : en particulier, le milieu marin est une zone qui dispose d’un ensoleillement maximal, et la fraicheur de l’eau permet d’éviter la surchauffe des capteurs.

L’énergie éolienne posée

L’éolien en mer posé permet d’exploiter l’énergie cinétique du vent disponible en mer. Le vent fait tourner les pales de l’éolienne, un générateur transforme l’énergie cinétique en énergie électrique. L’éolienne est fixée sur le fond marin jusqu’à une limite technique de profondeur qui est actuellement de 50 mètres.
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