Le rapport 2020 de l’Observatoire des énergies de la mer est en ligne !

Pour sa 4ème édition, l’Observatoire des énergies de la mer fait état de chiffres très encourageants pour la filière des énergies renouvelables en mer. La filière a connu un tournant en 2019 avec le début de la construction du 1er parc commercial éolien posé français, au large de Saint-Nazaire. Les résultats de l’enquête laissent présager une capacité de croissance importante de l’emploi et du chiffre d’affaires avec le démarrage des travaux pour les parcs de Saint-Brieuc et Fécamp en 2020.

Retrouvez notre webinaire de présentation de notre rapport 2020 avec les principaux résultats de l’enquête annuelle illustrés par les témoignages d’acteurs majeurs de la filière et les réactions de la Directrice de l’énergie au Ministère de la Transition énergétique et solidaire ainsi que du président de l’Ademe.

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Les notes de l’Observatoire

L’Observatoire des énergies de la mer publie des notes régulières qui ont vocation à approfondir un enjeu clé pour décrypter l’actualité des énergies de la mer où éclairer des perspectives d’avenir de la filière.

La France des EMR en 2035

n°9 - Novembre 20220

Les ports français

acteurs incontournables du déploiement des énergies marines renouvelables

n°8 - Octobre 2020

Éolien flottant

à la conquête du large

n°7 - Septembre 2020

Le marché des EMR

un formidable potentiel mondial, une Europe toujours leader, la France hisse les voiles

n°6 - Mai 2020

Eau de mer des profondeurs

une richesse à valoriser

n°5 - Janvier 2020

Le développement du réseau en mer

un enjeu primordial pour la réussite des projets EMR

n°4 - Décembre 2019

Simplifier et accélérer

Un nouveau cadre réglementaire pour des projets plus compétitifs

n°3 - Octobre 2019

Les belles histoires des énergies de la mer

Histoires d’innovations, d’entreprises, de femmes et d’hommes surtout.

n°2 - Juillet 2019

Programmation Pluriannuelle de l’Énergie

Pourquoi la France a tout à gagner à accroître ses ambitions dans les énergies de la mer ?

n°1 - Avril 2019

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L’observatoire des énergies de la mer

Avec les énergies de la mer, la France dispose d’une formidable opportunité : donner naissance à une nouvelle filière industrielle au croisement de la croissance bleue et de la croissance verte et créer des emplois durables, tout en accélérant sa transition énergétique.
Porté par le Cluster Maritime Français, l’Observatoire des énergies de la mer a pour mission de construire une base de données fiable sur les énergies de la mer en France. Vous trouverez ci-dessous la synthèse de l’édition 2020 basée sur un questionnaire adressé aux 480 entreprises identifiées comme s’intéressant aux énergies de la mer. Ces données sont sans extrapolation.

LES CHIFFRES CLÉS DE L’ANNÉE 2018

+ de 3064

emplois directs
en 2019

69%

du chiffre d’affaires annuel
à l’export

+ de 290

Millions d’euros investis par les développeurs-exploitants

La dynamique est lancée !

Investissements et emplois ont fortement cru au sein de la filière en 2019 tandis que le chiffre d’affaires a connu un léger repli. La barre des 3 000 emplois (ETP) dédiés aux EMR a ainsi été franchie pour la première fois tandis que l’investissement atteint un niveau historique à plus de 450 M€, en lien avec le développement des projets en cours. L’export reste le moteur de l’activité tandis que le chiffre d’affaires domestique a progressé de 33 M€ en lien avec le démarrage des travaux du parc de Saint-Nazaire.

La filière confirme son caractère industriel puisque 76% de ETP liés aux énergies renouvelables en mer sont recensés au sein des entreprises prestataires et fournisseurs de la chaîne de valeur. La hausse de l’emploi a d’ailleurs concerné majoritairement cette catégorie d’acteurs, en lien avec le développement de nouvelles activités industrielles. L’éolien en mer représente toujours pour ces entreprises la grande majorité du chiffre d’affaires réalisé.

L’emploi atteint son plus haut niveau depuis le début de l’enquête de l’Observatoire,
toutes les régions mobilisées

L’emploi global a connu une augmentation de 980 ETP (+47%) en 2019. Ce phénomène de hausse est visible dans presque toutes les régions. Les Pays de la Loire restent en tête de l’emploi national de la filière. Les quatre régions littorales (Pays de la Loire, Normandie, Hauts-de-France, et Bretagne) directement concernées par les projets d’éolien posé les plus avancés tirent l’emploi. L’Occitanie et Sud-Provence-Alpes-Côte-d’Azur, bénéficient dans une moindre mesure de la montée en puissance des projets éoliens flottants pilotes en Méditerranée.

Les technologies des énergies de la mer

L’éolien, posé et flottant, concentre la majeure partie des emplois.
Le poids important de l’éolien en mer s’explique notamment par le niveau de maturité de la filière, et par l’export, qui a une dimension essentielle aujourd’hui dans le chiffre d’affaires. Pour le flottant, les appels à projets pour le développement de fermes pilotes semblent avoir été décisif pour les entreprises fournisseurs ou prestataires de la chaîne de valeur, en termes d’emploi. En ce qui concerne les autres technologies, l’hydrolien arrive en 3èmeposition : la filière n’attend que le lancement de projets pilotes ou commerciaux.

L’énergie éolienne flottante

L’éolien flottant permet d’exploiter l’énergie cinétique du vent dans des zones profondes où l’installation d’éoliennes posées sur le fond marin n’est pas réalisable. La différence principale entre les éoliennes en mer flottantes et les éoliennes en mer posées se situe au niveau du support sur lequel repose l’éolienne. L’éolienne est fixée sur une structure flottante maintenue par les lignes d’ancrage reliées au fond marin afin de limiter les mouvements. Différentes technologies de flotteurs existent, permettant une installation à des profondeurs allant de 50 mètres jusqu’à plusieurs centaines de mètres.

L’énergie hydrolienne

L’hydrolienne permet d’exploiter l’énergie cinétique contenue dans les courants associés au déplacement des masses d’eau qui accompagne le phénomène de marée (marémoteurs, maréliennes, lagons artificiels). Pour l’énergie des courants fluviaux, seule l’énergie cinétique du déplacement des masses d’eau est captée.

L’énergie houlomotrice

Le houlomoteur permet d’exploiter l’énergie des vagues et de la houle. Le soleil crée le vent et le vent forme les vagues. Les vagues, en se déplaçant sur des longues distances, forment la houle.

L’énergie thermique des mers

L’énergie thermique des mers permet d’exploiter la différence de température entre les eaux superficielles et les eaux profondes des océans : l’énergie est issue de l’échange thermique entre l’eau froide et l’eau chaude. Pour que le cycle de l’ETM fonctionne, il est nécessaire de disposer d’un différentiel d’au moins 20°C.
A noter que la climatisation est aussi une application directe de l’énergie thermique des mers avec le système SWAC (Sea Water Air Cooling).

L’énergie osmotique

L’énergie osmotique permet d’exploiter la différence de salinité entre l’eau douce et l’eau de mer. Les deux natures d’eau étant séparées par une membrane semi-perméable, elle consiste à utiliser une hauteur d’eau ou une pression créée par la migration de molécules à travers ladite membrane. La pression d’eau en résultant assure un débit qui peut alors être turbiné pour produire de l’électricité.

L’énergie Solaire PV flottant

L’énergie solaire PV flottant réside dans l’installation de centrales photovoltaïques sur l’eau. Cette technologie présente de nombreux avantages, en plus de remédier au manque d’espace au sol, et sur les toitures : en particulier, le milieu marin est une zone qui dispose d’un ensoleillement maximal, et la fraicheur de l’eau permet d’éviter la surchauffe des capteurs.

L’énergie éolienne posée

L’éolien en mer posé permet d’exploiter l’énergie cinétique du vent disponible en mer. Le vent fait tourner les pales de l’éolienne, un générateur transforme l’énergie cinétique en énergie électrique. L’éolienne est fixée sur le fond marin jusqu’à une limite technique de profondeur qui est actuellement de 50 mètres.
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le Syndicat des énergies renouvelables (SER), le Groupement des Industries de Construction et Activités Navales (GICAN), en liaison avec France Énergie Éolienne, et conçu par C2Stratégies et BlueSign