Les notes de l’Observatoire

L’Observatoire des énergies de la mer publie des notes régulières qui ont vocation à approfondir un enjeu clé pour décrypter l’actualité des énergies de la mer où éclairer des perspectives d’avenir de la filière.

Programmation Pluriannuelle de l’Énergie

Pourquoi la France a tout à gagner à accroître ses ambitions dans les énergies de la mer ?

n°1 - Avril 2019

Les belles histoires des énergies de la mer

Histoires d’innovations, d’entreprises, de femmes et d’hommes surtout.

n°2 - Juillet 2019

Afficher plus de notes

L’observatoire des énergies de la mer

Avec les énergies de la mer, la France dispose d’une formidable opportunité : donner naissance à une nouvelle filière industrielle au croisement de la croissance bleue et de la croissance verte et créer des emplois durables, tout en accélérant sa transition énergétique.
Porté par le Cluster Maritime Français, l’Observatoire des Énergies de la Mer a pour mission de construire une base de données fiable sur les énergies de la mer en France. Vous trouverez ci-dessous la synthèse de l’édition 2019 basée sur un questionnaire adressé aux 350 entreprises identifiées comme s’intéressant aux énergies de la mer. Ces données sont sans extrapolation.

LES CHIFFRES CLÉS DE L’ANNÉE 2018

+ de 2085

emplois directs
en 2018

86%

du chiffre d’affaire annuel
à l’export

+ de 114

millions d’euros d’investissements
en 2018

Une filière
qui confirme son caractère industriel

Investissements et chiffres d’affaires continuent de croître, en 2018, mais l’emploi dans la filière retrouve cependant son niveau de 2016. En 2018, 70% des ETP liés aux énergies de la mer sont recensés au sein des entreprises prestataires ou fournisseurs de la chaîne de valeur, ce qui confirme l’ancrage industriel de la filière en France. Supportant 35% des investissements et générant 96% du chiffre d’affaires de la filière, ces acteurs sont au cœur de l’activité du secteur.

Les entreprises prestataires et fournisseurs de la chaîne de valeur sont principalement issues de l’économie maritime (travaux maritimes, oil & gas ou encore la filière navale), même si 20% d’entre elles ont été créées spécifiquement pour les énergies de la mer. La part de ces entreprises tournées vers l’éolien ne cesse de croître, cette technologie rassemblant désormais 87% des ETP de cette catégorie d’acteurs.

Après la hausse de 2017,
L’EMPLOI RETROUVE, EN 2018, SON NIVEAU DE 2016

Le décalage du calendrier de concrétisation des projets français a des conséquences réelles sur l’emploi. De même, l’absence de visibilité sur le marché national fragilise le positionnement des entreprises. Ainsi, dans un contexte général de baisse des emplois dans la filière (-21% sur un an après 26% de hausse l’an passé), seules trois régions voient leur nombre d’emplois progresser : la Normandie qui a connu l’ouverture d’une usine de pales, et dans une moindre mesure l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine. Toutes les autres régions connaissent une baisse notable des emplois, notamment les Pays de la Loire, qui restent cependant leader national en termes de nombre d’ETP. Cette évolution à l’échelle de la France s’explique par des pertes d’emplois industriels chez les grands acteurs et renforce la nécessité d’une politique nationale ambitieuse pour les EMR.

Les technologies des énergies de la mer

L’éolien, posé et flottant, concentre la majeure partie des emplois.
Le poids important de l’éolien en mer s’explique notamment par le niveau de maturité de la filière, et par l’export, qui a une dimension essentielle aujourd’hui dans le chiffre d’affaires. Pour le flottant, les appels à projets pour le développement de fermes pilotes semblent avoir été décisif pour les entreprises fournisseurs ou prestataires de la chaîne de valeur, en termes d’emploi. En ce qui concerne les autres technologies, l’hydrolien arrive en 3èmeposition : la filière n’attend que le lancement de projets pilotes ou commerciaux.

L’énergie éolienne flottante

L’éolien flottant permet d’exploiter l’énergie cinétique du vent dans des zones profondes où l’installation d’éoliennes posées sur le fond marin n’est pas réalisable. La différence principale entre les éoliennes en mer flottantes et les éoliennes en mer posées se situe au niveau du support sur lequel repose l’éolienne. L’éolienne est fixée sur une structure flottante maintenue par les lignes d’ancrage reliées au fond marin afin de limiter les mouvements. Différentes technologies de flotteurs existent, permettant une installation à des profondeurs allant de 50 mètres jusqu’à plusieurs centaines de mètres.

L’énergie hydrolienne

L’hydrolienne permet d’exploiter l’énergie cinétique contenue dans les courants associés au déplacement des masses d’eau qui accompagne le phénomène de marée (marémoteurs, maréliennes, lagons artificiels). Pour l’énergie des courants fluviaux, seule l’énergie cinétique du déplacement des masses d’eau est captée.

L’énergie houlomotrice

Le houlomoteur permet d’exploiter l’énergie des vagues et de la houle. Le soleil crée le vent et le vent forme les vagues. Les vagues, en se déplaçant sur des longues distances, forment la houle.

L’énergie thermique des mers

L’énergie thermique des mers permet d’exploiter la différence de température entre les eaux superficielles et les eaux profondes des océans : l’énergie est issue de l’échange thermique entre l’eau froide et l’eau chaude. Pour que le cycle de l’ETM fonctionne, il est nécessaire de disposer d’un différentiel d’au moins 20°C.
A noter que la climatisation est aussi une application directe de l’énergie thermique des mers avec le système SWAC (Sea Water Air Cooling).

L’énergie osmotique

L’énergie osmotique permet d’exploiter la différence de salinité entre l’eau douce et l’eau de mer. Les deux natures d’eau étant séparées par une membrane semi-perméable, elle consiste à utiliser une hauteur d’eau ou une pression créée par la migration de molécules à travers ladite membrane. La pression d’eau en résultant assure un débit qui peut alors être turbiné pour produire de l’électricité.

L’énergie Solaire PV flottant

L’énergie solaire PV flottant réside dans l’installation de centrales photovoltaïques sur l’eau. Cette technologie présente de nombreux avantages, en plus de remédier au manque d’espace au sol, et sur les toitures : en particulier, le milieu marin est une zone qui dispose d’un ensoleillement maximal, et la fraicheur de l’eau permet d’éviter la surchauffe des capteurs.

L’énergie éolienne posée

L’éolien en mer posé permet d’exploiter l’énergie cinétique du vent disponible en mer. Le vent fait tourner les pales de l’éolienne, un générateur transforme l’énergie cinétique en énergie électrique. L’éolienne est fixée sur le fond marin jusqu’à une limite technique de profondeur qui est actuellement de 50 mètres.
Documents à télécharger